Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM)

Taux d'infection au Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM) au CSMNE

On peut contracter le SARM à l'hôpital ou dans la communauté. Le taux d'infection est calculé selon un ratio de 1 000 jours-patient. Le total de nouveaux cas mensuels d'infections hospitalières est divisé par celui de jours-patient chaque mois, puis multiplié par 1 000. Le nombre total de jours-patient désigne le total de jours où l'ensemble des patients hospitalisés a reçu des services pendant la période donnée.

Bien que le SARM soit parfois à l'origine d'infections diverses, pour le moment, on signale uniquement les infections de la circulation sanguine, comme le recommande le MSSLD.

Nombre d'infections hospitalières au SARM pour les mois indiquées ci-dessous :

Emplacement de North Bay (B) – 162 lits

Taux et cas de SARM
Jours-patient
Juil, Août, Sept 2009
0
13,167
Oct, Nov, Déc 2009
0
11,701
Jan, Fév, Mar 2010
0
11,969
Avr, May, Juin 2010
0
11,761

Emplacement de Sudbury (A) – 12 lits

Taux et cas de SARM
Jours-patient
Juil, Août, Sept 2009
0
562
Oct, Nov, Déc 2009
0
498
Jan, Fév, Mar 2010
0
330
Avr, May, Juin 2010
0
325


Le CSMNE vise un taux d'infection nul.

Processus de contrôle des infections au CSMNE

  • le lavage des mains;
  • la stérilisation du matériel;
  • le nettoyage du milieu;
  • l'utilisation d'articles jetables;
  • le port d'équipement de protection individuelle (gants et chemises d'hôpital) pour traiter les gens infectés;
  • information continue offerte au personnel, aux patientes, aux patients et aux familles concernant le SARM.

Qu'est-ce que le SARM?

Le Staphylococcus aureus est une bactérie qui vit périodiquement sur la peau et les muqueuses des personnes en santé. Il provoque parfois des infections. Lorsqu'il résiste aux bêtalactamines, on l'appelle Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM).

Le SARM cause-t-il toujours des infections?

Il y a colonisation lorsque les bactéries sont présentes sur le corps ou dans l'organisme sans provoquer la maladie. Le SARM peut coloniser le nez, la peau et les régions humides du corps.

Il y a infection lorsque les bactéries surmontent les défenses naturelles et provoquent la maladie (p. ex., les bactéries de la peau entrent dans le sang par un cathéter intraveineux). Les infections au SARM peuvent être bénignes (bouton ou furoncle) ou plus graves (infection des plaies chirurgicales, pneumonie).

Quels sont les facteurs de risque associés au SARM?

Ces facteurs comprennent les interventions effractives, un traitement antérieur aux antibiotiques, un séjour prolongé à l'hôpital ou dans une unité de soins intensifs ou aux brûlés, une infection de plaie opératoire et le contact étroit avec une personne porteuse du SARM.

Comment le médecin sait-il si une personne est infectée par le SARM?

Les patientes et les patients hospitalisés passent un test de dépistage s'ils ont récemment séjourné dans un autre établissement de santé ou un foyer de groupe. Au moyen de grands cotons-tiges, on prélève des échantillons dans le nez, le rectum et les plaies ouvertes.

Comment traite-t-on les infections causées par le SARM?

Pour déterminer le traitement approprié, il faut savoir si la colonisation est récente ou s'il s'agit plutôt d'une infection. Nous possédons un protocole normalisé de traitement, mais le médecin est la personne la mieux placée pour décider ce qui convient le mieux aux patientes et aux patients.

Comment le SARM se propage-t-il?

Le SARM se transmet d'une personne à une autre par contact, habituellement par les mains des soignantes et des soignants. Il peut être présent sur les mains du soignant qui a touché des matières contaminées excrétées par la personne atteinte ou des articles contaminés par la peau comme des serviettes, des draps et des pansements.

Source : Ministère de la Santé et des Soins de longue durée

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